UWK Webzine

Actus / Vidéos

Slow Tourisme - "L'important c'est pas la destination, c'est le Voyage!"

Lecture 2 min.
Urban Wakan
Publié le 29 février 2020
Le maître mot est de "ralentir son rythme de vie", loin des masses, de retrouver une forme de lenteur du mouvement pour savourer le goût du déplacement. Bien conscient qu’un lieu paradisiaque ne prend son sens qu’à travers la qualité du moment vécu, le voyage n’est plus uniquement un moyen de se rendre en un lieu précis le plus rapidement possible, mais au contraire il devient un but en soit: le voyage est déjà, en lui même, la meilleure des destinations. Une posture qui nous rappelle que le voyage peut combiner respect de l'environnement et connexion avec la vie locale.

MADE IN ITALY

Ce mouvement n'est pas forcément "nouveau" car il a débuté en Italie en 1989 par le mouvement Slow Food. Une éclosion géographique qui n’a rien d’un hasard. En effet, une étude Ipsos révèle que si l’aspiration à un mode de vie plus « slow » est largement répandue en Europe, les Italiens sont ceux qui désespèrent le plus du manque de temps.

Ainsi, au début des années 2000, sur le même principe que le Slow Food, le Slow Tourisme est apparu.

De même manière que le Slow Food correspond à l'idée de prendre son temps pour savourer des produits locaux, (bio) et de qualité en opposition aux fast-foods et à la malbouffe en général, le Slow Tourisme est une alternative au tourisme "industriel" qui réunit des milliers (millions) de touristes au même endroit et qui nous pousse à voyager toujours plus loin, plus vite, moins cher et au détriment de l'environnement.

Dès lors, la Slow Attitude s’est immiscée un peu partout : Slow Food, Slow City, Slow Money, Slow Education et bien sûr Slow tourisme. Une façon de mettre un terme au mouvement perpétuel de la vie moderne et sa consommation excessive.

A PIED, A CHEVAL, A BICYCLETTE, A LA VOILE ET EN BATEAU SANS PERMIS

Ce qui est bien avec le slow tourisme, c’est qu’il laisse le choix du mode de transport. Partant du principe que le spectacle du voyage est plus prenant s’il n’est pas observé de la vitre d’un train ou d’une voiture, il privilégie tout ce qui permet de ressentir les parfums, de se délecter des plaisirs de la nature, d’observer les détails du paysage et de s’imprégner de la vie locale. Le slow tourisme se combine également avec une certaine éthique, en favorisant les moyens de locomotion moins rapides et surtout moins polluants. Il n’est bien sûr pas interdit de varier les plaisirs : s’en aller en bateau sans permis, s’arrêter sur une berge, enfourcher son vélo et finir à pied, de quoi profiter du concept dans toute sa splendeur.

LE GOÛT DE L'IMPREVU

Autre caractéristique du slow traveler : le goût pour l’improvisation. Il fuit les parcours tout tracés qu’il faut respecter à la lettre et qui coupe ainsi court à toute l’imagination. Il préfère se laisser porter par le courant, prêt à prendre un chemin de traverse ou faire une escale impromptue si l’occasion se présente. A contre courant des voyages organisés clé en main où des hordes de touristes se retrouvent au même moment au même endroit, il privilégie les destinations moins à la mode et hors des sentiers battus. 

LE SLOW TOURISME, UN AVENIR PROMETTEUR

Tandis que le monde d’aujourd’hui est de plus en plus « rapide », le slow tourisme est un état d'esprit, voir une philosophie, pour nous rappeler à quel point il est important de ralentir nos rythmes de vie, se reconnecter à des plaisirs plus authentiques, continuer de s'enrichir toujours plus des autres et savourer chaque seconde en étant pleinement Conscient de chaque instant.

Tout simplement profiter et Être vraiment dans le Moment Présent!