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Royaume-Uni - Julian Assange débouté de sa demande de libération sous caution malgré la pandémie !

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Urban Wakan
Publié le 29 mars 2020
Julian Assange, le fondateur du média Libre et Indépendant WikiLeaks, a été débouté de sa demande de libération sous caution! Une magistrate de Londres, au Royaume-Uni, a estimé que la pandémie de Covid-19 et le risque de contamination en détention ne suffisaient pas à le faire sortir de prison.

« C'EST INJUSTE ET INHUMAIN » !

Arrêté à Londres le 11 avril dernier après avoir passé sept ans à l’ambassade d’Équateur au Royaume-Uni, Julian Assange a depuis été placé en détention dans l’attente d’une décision sur la demande américaine.

Ce 25 mars, le lanceur d'alerte australien s'est vu débouté de sa demande de libération sous caution à l'issu de l'audience. Alors que le virus court dans la prison de Belmarsh, la juge n'a pas estimé sa libération nécessaire.

En effet, la juge Vanessa Baraitser a refusé la demande de libération conditionnelle du fondateur de WikiLeaks qui avait déposé une requête devant le tribunal de Westminster. La situation sanitaire de la prison de Belmarsh l'expose pourtant, selon ses avocats, à un «risque élevé» de contamination par le coronavirus. 

L'AUDIENCE DE CE 25 MARS S'EST DÉROULÉ DANS DES CONDITIONS TRÈS PARTICULIÈRES À CAUSE DE L'EPIDEMIE QUI N'EPARGNE PAS LA GRENDE-BRETAGNE 

La séance s'est ainsi tenue en comité restreint, l'un des avocats d'Assange portait un masque tandis que son assistant intervenait via un système de visioconférence et que les représentants du gouvernement américain communiquaient par téléphone.

L'avocat de la défense, Edward Fitzgerald, a exposé le caractère exceptionnel de la situation sanitaire et a rappelé que dans ce contexte, Julian Assange qui avait déjà souffert d'infections thoraciques, dentaires et d'ostéoporose, encourait un risque élevé de contracter le virus. Depuis près de dix mois, après son arrestation en avril 2019 , Julian Assange est incarcéré dans la prison de haute sécurité de Belmarsh. Et son état de santé physique et psychologique se dégrade, selon ses proches, ses avocats, des médecins internationaux et Niels Melzer, le rapporteur spécial de l'ONU pour la torture. Pas assez pour convaincre la juge qui a estimé qu'«en l'état actuel des choses, cette pandémie mondiale ne fournit pas en-soi de motifs pour la libération de Monsieur Assange».

«Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles la décision de ne pas libérer sous caution Julian Assange», s'est indigné le rédacteur en chef de WikiLeaks Kristinn Hrafnsson, dans une vidéo postée sur Twitter qualifiant ce refus d'«injuste» et d'«inhumain».

LES PRISONS SONT DES "POMPES ÉPIDÉMIOLOGIQUES"

Une indignation d'autant plus forte que l'avocat de Julian Assange a fait état des soupçons d'infection parmi le personnel pénitentiaire. Il a qualifié les prisons de «pompes épidémiologiques» et a rappelé que l'accès à la prison de Belmarsh lui avait été refusé parce que 100 membres du personnel s'étaient placés en auto-confinement. Des propos relayés par le rédacteur en chef de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson.

La juge Vanessa Baraitser a rejeté tous les arguments de la défense. «À mon avis, il existe des motifs sérieux de croire que s'il était libéré aujourd'hui, il ne reviendrait pas pour faire face à son audience d'extradition», a-t-elle déclaré. 

Julian Assange devra donc attendre le 18 mai, date prévue de la prochaine audience d'extradition d'Assange qui pourrait se voir repoussée compte-tenu des mesures de confinement. Malgré les appels à la libération de l'Australien, les Etats-Unis réclament toujours son extradition pour répondre de 17 chefs d'inculpation dont la publication de milliers de fichiers diplomatiques et militaires américains classifiés qui a révélé des crimes de guerre américains en Irak et en Afghanistan.

A 48 ans, Julian Assange pourrait être condamné à 175 ans d'emprisonnement de l'autre côté de l'Atlantique. S'il survit à Belmarsh.

Le 24 février 2020, date de l'ouverture des audiences pour son extradition vers les Etats-Unis, les soutiens à l'Australien se font remarquer près de la prison de Belmarsh. (Daniel Leal-Olivas / AFP)

Ce traitement non démocratique du plus célèbre lanceur d'Alerte, nous montre clairement qu'il existe une autre pandémie mortelle qui tue silencieusement notre monde en portant atteinte violemment aux Droits fondamentaux de l'Homme comme ses Droits essentiels à la Liberté d'Expression et à une Information Libre Indépendante.

C'est pourquoi, il est capital de continuer de resister à l'opression de l'oligarchie mondiale pour défendre les lanceurs d'Alerte tel que Julian Assange et protéger ainsi notre Liberté d'Expression en se mobilisant et en créant des médias Libres et Indépendants, même si ils ne sont pas politisés tel que la Webzine d'UWK.